La médaille d’or « Arts Sciences et Lettres » au
sculpteur K. Klingbeil
Une belle récompense pour les 75 ans
du sculpteur Karsten Klingbeil.
Mercredi,
le sculpteur allemand Karsten Klingbeil, demeura une partie de l’année
à Port-Haliguen, face au port de plaisance, sur les hauteurs dominant
la lumineuse baie de Quiberon, fêtait ses 75 ans. Né le 8 mars 1925
à Stoettin, en Prusse à l’époque (aujourd’hui port polonais).
L’artiste a reçu du maire de Quiberon, Jean-Michel Belz, accompagné
de son adjoint à la culture, M. Danté, de la directrice de la station
climatique Eliane Zimmermann, la médaille d’or des « Arts, sciences
et lettres », qui lui avait été attribuée en 1999. Malade, il n’avait
pu aller la recevoir.
La sculpture : une vocation
En 1936, il arrive à Berlin. De 1940 à 1943, il
suit une formation dans différents ateliers de sculptures. La guerre
interrompt ses études; prisonnier de guerre en union soviétique, il
a la possibilité de travailler comme sculpteur, sculpteur de portrait
notamment. De retour en 1948, à Berlin, il devient sculpteur dans
une usine de poterie et rentre en 1950 à l’académie des Beaux arts
de Berlin. La situation économique n’est guère brillante, il faut
vivre cependant.
Il se lance dans les secteurs de la distribution des périodiques et
du bâtiment. Son sens de l’initiative et son talent d’organisateur
relèguent de 1952 à 1983, la sculpture au second plan. A partir de
1983, retraité d’une vie commerciale bien remplie, il se retourne
sur la sculpture avec succès. il enchaîne les expositions en Allemagne,
à Monaco, en Suisse, en Italie, en France, reçoit bien des récompenses
dont la médaille d’or de la ville de Paris remise par Jacques Chirac,
maire, en février 1991.
Sa découverte de Quiberon lui fait contraire une maison à la hauteur
de son talent, sur les hauteurs de Port Haliguen. En 1997, naît le
projet de deux statues « Les pêcheurs et l’ondine » qu’il offre le
1 er mai 1998 à la ville de Quiberon. « Le vieux pêcheur » en vêtements
de travail, coiffé d’une casquette, est assis sur un casier à crustacés
portant sa main droite au front comme pour se protéger du soleil;
en face « la jeune ondine » aux cheveux d’or, au corps dénudé et gracieux
s’apprête telle une sirène, à plonger dans les flots.
Depuis plus de 15 ans, l’artiste aime se ressourcer en ces lieux.
Un art tourné vers l’avenir
Le maître ne pense qu’à l’avenir : « mon art est
tourné vers l’avenir. Je cherche le chemin qui conduit aux idéaux,
à l’harmonie, à la beauté et à l’amour, à l’esthétique et à l’érotisme,
à la tendresse et à tous les sentiments profonds de l’être humain.
Je ne veux pas rétrécir le champ de vision du spectateur de mes œuvres
par de longs textes lui commandant ses sensations. Pour regarder mes
statues, il doit suivre librement ses pensées et ses sentiments. Je
voudrais apporter par mon art, une contribution à la pensée positive
d’une nouvelle ère. Cet art doit parler d’âme à âme et rouvrir la
voie obstruée du cœur et de l’humanité », déclare-t-il. Il constate
que la destruction de l’harmonie de la nature par l’homme ne peut
conduite qu’à sa disparition. Depuis une dizaine d’année, cette harmonie
sans laquelle l’homme se saurait vivre, est enfin remise à l’honneur
: « loins d’être une mode éphémère, de notre époque, il y va de la
survie de l’humanité. L’être humain vit également selon les lois de
l’harmonie qui est au cœur même de l’univers. Printemps, été, automne
et hiver, naissance, vieillesse, mort, le cycle de la vie nous concerne
tous.
C’est au milieu de sa famille, de ses amis, parmi lesquels Fran Zaïnac,
artiste peintre, sa voisine, une harpiste égrenant ses notes cristallines,
le chef, Alain Brothier, de l’Ancienne Forge, le comte de Manchester.
Face à la baie que ccette double cérémonie s’est déroulée et a permis
de découvrir certaines de ses œuvres comme « tentation », un bronze
grandeur nature très tentant
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